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Plusieurs difficultés maternelles possibles

 

Quand un enfant vient au monde, une mère aussi vient au monde.

Chaque naissance est une double naissance

Eric-Emmanuel Schmitt

La matrescence

La matrescence

 

Vous connaissez ce terme ? Celui qui résonne avec celui d’adolescence.

Cette transition vers la vie de maman ressemble sur plusieurs points à celui de l’adolescence. On imagine bien ce processus développemental, émotionnel, hormonal, social et psychologique que les adolescents traversent. Il est bien connu de dire que l’adolescence est un passage à accompagner.

Et quand est-il de la matrescence, de cette nouvelle identité de mère ? La maman vit des changements forts et intenses aussi bien physiques, que psychologiques et émotionnels. Cette transition peut se faire sans heurt ou avec fracas. Quel que soir le vécu de chacun, cette période est toujours un moment majeur dans nos vies de femme.

 

Prenez le temps un instant d’imaginer ce qui vient de se produire, ce que vous venez de vivre. Un nouveau petit être vient de voir le jour et celui-ci a été porté dans votre corps. N’est-ce pas prodigieux, magique, merveilleux ?

C’est un processus extraordinaire, plusieurs personnes sont embarquées dans cette aventure. Un bébé est né mais aussi une maman, un papa, une famille. Et notre corps de femme a vécu un évènement unique, presque indescriptible, d’une telle force que même nous, nous n’en revenons pas ! Une nouvelle identité est à construire, un équilibre est à trouver, une nouvelle place est à prendre, un petit être est à découvrir et à aimer.

 

Malgré ce que nous avions pu imaginer, fantasmer, idéaliser, cette transition amène son lot de doutes, de peurs, de craintes, de questionnements. Nous pouvons nous sentir perdue et inconfortable. Chaque maman traverse ces nouvelles sensations et émotions ; elles sont normales et passagères. Les mamans, qui sont ainsi tiraillées, ont besoin d’être rassurées pour poursuivre ce chemin plus sereinement.

 

Le quatrième trimestre ou post partum est ce temps d’après l’arrivée du bébé. C’est un moment de vie intense, profond qui mérite d’être accompagné dans le respect des besoins de chacun, afin que chaque maman puisse faire face aux nombreux défis qui sont devant elles.

 

Le baby blues

Le baby blues

Bébé vient d’arriver, vous vous sentez profondément heureuse et pourtant vous pleurez, vous êtes irritable, à fleur de peau, perdue, votre humeur est changeante, et vous vous sentez seule malgré que votre bébé soit avec vous…. Il y a comme une grande vulnérabilité qui vous habite et des doutes sur votre capacité à être une bonne mère qui surgissent. Vous ne comprenez pas ce qui vous arrivent et vous pensez que ca n’est pas normal…

 

Ce syndrome du 3ème jour apparait quelques jours après l’accouchement. Il est tout à fait naturel car sont en cause, la chute hormonale brutale, le manque de sommeil et le stress vécu lors de ce moment intense de votre vie.

 

Il faut savoir qu'environ 50 à 60% des femmes ressentent ces symptômes. Vous n’êtes donc pas seule à le ressentir et il est bon d’en parler. Vous venez de vivre une expérience hors du commun, une expérience qui vient de chambouler votre corps, votre psyché, vos émotions, vos hormones, votre vie toute entière. Il peut donc être possible de ressentir de telles sensations. Elles sont déstabilisantes c’est vrai.

 

Ce sentiment peut arriver aussi bien à la jeune maman qu’à la maman qui a déjà 3 enfants.

Pour vous rassurer le baby blues peut durer de quelques heures à quelques jours, sans dépasser les 2 semaines. Ceci le temps que votre corps se régule et que vos hormones se stablisent. En revanche, s’il perdure dans le temps, il est important d’en parler à un professionnel de santé qui saura vous écouter et prendre soin de vous, comme vous en avez besoin.  

La dépression du post partum (DPP)

La dépression post partum (DPP), c'est-à-dire une dépression qui survient après l’accouchement est difficile à vivre pour les mamans.

Elle se manifeste chez 10 à 15 % des mamans. Cet état dépressif peut se révéler durant la 1ère année et suivant des facteurs divers :

  • Une grossesse non désirée ou pas prévue à ce moment là, une première grossesse, une maman qui est seule au foyer, une grossesse gémellaire, un long parcours de PMA, une grossesse difficile pour diverses raisons, un accouchement traumatisant, douloureux, comme une césarienne en urgence, des douleurs, un acte chirurgical mal préparé, un manque de proximité d’avec le bébé durant les 1ère heures, des problèmes d’allaitement, ….

 

  • Mais aussi, un manque de présence du conjoint, des difficultés dans le couple, un manque de soutien familial, des antécédents de dépression, un baby blues qui dure et s’intensifie.

 

  • Du stress, un bébé qui pleure beaucoup, une maternité idéalisée et qui est bien différente de la réalité, …

 

En somme, toute une suite d’éléments qui n’offre pas à cette relation les meilleures chances de commencer. Alors peuvent apparaitre :

  • une grande tristesse,
  • des peurs,
  • de l’anxiété,
  • de la fatigue,
  • des changements d’humeur,
  • des insomnies,
  • des pertes d’appétit,
  • des pleurs,
  • des angoisses,
  • une envie de retour vers la vie d’avant,
  • une distanciation d’avec son bébé,
  • de la culpabilité,
  • des idées suicidaires….

 

Les mamans sentent que quelque chose ne va pas dans leur relation à leur bébé. Elles ne sentent pas cette vague d’amour dont parlent toutes les mamans. Ou bien elles ont des difficultés à accueillir et gérer ces émotions si intenses qui provoquent un stress considérable et de fortes angoisses.


La DPP nécessite un accompagnement particulier et ne doit pas être traité à la légère. Comme tout symptôme, plus il est diagnostiqué tôt plus les leviers pour y remédier seront facilités.

La dépression du post partum (DPP)

Le burn-out maternel ou épuisement maternel

Le burn-out maternel ou épuisement maternel

Ce syndrome touche de plus en plus de parents mais il reste encore trop caché. Les parents se sentent honteux de ressentir de tels sentiments. Ils pensent qu’ils devraient être heureux et puis ils n’ont personne à qui en parler…

 

Être parent est une belle aventure, mais qui dit aventure dit aussi moments difficiles…. épreuves à surmonter. Et puis beaucoup d’entre nous voudraient tout mener de front et tout réussir : être la mère parfaite, avoir un job de rêve, un couple toujours aussi amoureux, une vie sociale sympa. En bref, être "wondermaman"! Sauf que cet idéal n’existe pas, et qu’à trop courir après, on se fatigue… parfois jusqu’à l'épuisement.

 

L’épuisement parental survient quand le parent n’a plus assez de ressources pour venir compenser les difficultés dans son rôle. Et dieu sait combien être parent est un défi quotidien. A ce moment le parent ne voit plus le positif de son rôle et perd son enthousiasme.

 

Pourtant il s’agissait, le plus souvent, d’un parent ultra investi dans sa parentalité. Il aurait tout fait pour ses enfants (éducation positive, plats sains et bio, organisation maison au top, allaitement, cododo, sorties éducatives, présence totale pour eux, …). Il avait à cœur que tout soit parfait, en tout temps et chaque jour et à chaque instant, au risque de s’épuiser. Ses enfants passent bien évidemment avant tout le reste, ce qui demande une énergie folle.

 

Voici les 4 signes majeurs que I. De Roskam et M. Mikolajczak ont mis en avant :

  • Une énorme fatigue physique ou psychologique liée au fait d’être parent.

 

  • Une distanciation émotionnelle envers ses enfants

 

  • Un sentiment d’inefficacité et de perte d’épanouissement dans le rôle parental

 

  • Et puis une sorte de coupure, « on n’est plus comme avant ».

 

Les parents se sentent profondément seuls, perdus, désemparés, et tristes de cette situation et de cette vie de famille qui dérape et qui ne ressemble absolument pas à ce qu'ils avaient imaginé.

C’est comme si cette petite flamme à l’intérieur de soi s’était éteinte.

Des solutions sont possibles pour retrouver un équilibre de vie et reprendre appui sur des ressources efficaces afin de relever les multiples défis de la vie de parent et surtout de retrouver cette sérénité et cette confiance en soi.

En parler est la première façon de prendre soin de soi et de sa famille.

Pour en savoir davantage, je vous invite à vous rendre dans l'onglet ressources pour trouver des articles à ce sujet ou sur ma page instagram.

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